La
veilleuse
est connue et utilisée depuis
l’Antiquité. C’est une
lampe à huile
constituée d’une mèche de
coton
enduite de cire qui est plongée dans de l'huile
végétale et qui brûle en produisant
une petite flamme éclairante
et chauffante. Depuis l'Antiquité, la
veilleuse
a évolué (forme, composants,
combustible…), mais son principe
de base est resté inchangé. L'huile ou le
corps gras, qui sert de combustible, remonte par
capillarité le long de
la mèche et produit la flamme.
Les
veilleuses
sont nommées différemment d’un
pays à l’autre, d’une région
à l’autre. On parle, par exemple,
de “bobèches” aux Antilles ou de
“mèches flottantes” (floating wicks)
dans les pays anglo-saxons. Le
combustible utilisé varie également. On
utilise souvent les corps gras produits localement.
Ainsi, les moines
tibétains utilisent-ils le beurre de yack pour
alimenter les
veilleuses
qui éclairent leurs temples. Dans les
pays
méditerranéens, c’est souvent
l’huile d’olive qui est
préférée.
Les
veilleuses
sont utilisées comme source de lumière
et de chaleur, et comme support spirituel et
méditatif.
Elles constituent également des
éléments de décoration et
d’ambiance. Leur usage est beaucoup plus
économique que ce celui des bougies. Avec 1
décilitre d’huile, une mèche peut en
effet brûler plus de 24 heures.
C'est en 1838 que Monsieur
Jeunet mit au point la première
machine de production
industrielle de
veilleuses
et fonda son entreprise. La société
Jeunet connut un essor
rapide
tout au long du 19e siècle et lança ses
produits sous la marque
Les Veilleuses Françaises
. Elle
est aujourd’hui, en France, la seule entreprise
à produire et commercialiser des veilleuses
à
huile, et en vend chaque année des millions
d’exemplaires.
Pour plus d’information sur l’histoire des
Veilleuses Françaises
:
www.cnum.cnam.fr